« Vivre à la tombée du jour » est un projet photographique qui révèle les répercussions de la lumière artificielle sur notre qualité de vie. En particulier les personnes dépendantes des transports, qui ont quotidiennement des longs trajets, celles qui ne voient quasiment jamais la lumière du jour. Elles démarrent leur journée dans le train, lorsque le soleil dort encore, qui s’engouffrent dans un premier métro, puis un deuxième, avant d’arriver au travail. Elles retournent dans le métro, le train et arrivent lorsque le soleil est couché. La lumière influence nos phases d’éveil et de somnolence. Vivre avec trop de lumière artificielle et pas assez de lumière naturelle peut désynchroniser notre horloge biologique. Celle qui contrôle notre mémoire, notre sommeil, notre digestion, notre fréquence cardiaque, notre humeur. À trop vivre sous un plafond artificiel, tout est chamboulé. Nous sommes guidés par des lumières jaunes. Celles des réverbères, des bureaux, des couloirs de métro, des wagons de trains. Puis celles de chez nous. Et lorsqu’on peut enfin fermer les yeux, on les voit encore, elles sont imprégnées dans notre mémoire. La journée est maintenant terminée, mais ça recommence demain.
Projet photographique soutenu par Jérôme Ghesquière.
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